Comment je me suis mise au sport !

Mes débuts en course à pied

J’ai commencé par courir un peu comme le fait tout le monde : une petite heure chaque semaine, histoire de m’entretenir. Si je ratais le créneau hebdomadaire du footing et que je laissais passer plus d’une semaine, il m’était alors encore plus dur de recommencer, ayant l’impression de repartir de zéro.

 

En 2007, j’avais donc 21 ans (Oh my f%*$#g God ! Ce n’était donc pas il y a 2 ans ?), j’eus la chance de pouvoir faire un stage de 6 mois à Washington dans le cadre de mes études et là, j’ai rencontré André, collègue à l’ambassade, mon mentor en course à pied. Nous avons commencé par des footings ensemble le midi puis, regrettant de constater que je parlais toujours trop à cette allure, il me fit découvrir les fractionnés, prétextant que si l’on s’inscrivait au semi-marathon de New York fin juillet, cela me serait plus qu’utile. Il en fut ainsi ! 

Je suivis son programme à la lettre (aux échauffements près, n’ayant jamais été très disciplinée sur les allures « soft ». Cela reste encore un truc à gérer aujourd’hui, d’ailleurs), découvrant les joies de languir le temps de récupération, du travail de côtes, de cracher mes poumons, de sentir mes jambes tout l’après-midi, des sorties longues, etc. ! Le point culminant de ce stage fut ma participation au semi-marathon de New-York ! Je ne saurais même plus dire le temps que j’ai réalisé (quelque chose autour des 1h45 je pense) mais là n’est pas vraiment la question à ce stade de ma pseudo carrière sportive : je peux en revanche dire que mon goût pour la course à pied a démarré à cet instant précis ! Du début à la fin du parcours, c’est du plaisir que j’ai pris et c’est avec le sourire que j’ai couru, même dans les moments de fatigue. Il me suffit de repenser à cette course pour me sentir bien !


course à pied adrinaline début et maintenant terre de running
Ma course à pied entre 2008 et 2016. Crédit photo 2016 (à droite) : ArnooO!

Mes débuts à vélo, un mal pour un bien

Pendant ce même stage à Washington, j’eus la chance de sortir à deux reprises à vélo avec André (du VTC sur chemin blanc / piste cyclable) qui voulait me faire découvrir plus de paysage et me faire parcourir un peu plus de distance que ce que nos jambes pouvaient nous permettre en courant. Ce fut l’occasion pour moi de découvrir tout d’abord la surprise de devoir être à poil dans son cuissard pour éviter les frottements (ne me jugez pas, s’il vous plait : pour cause, les seuls trajets de vélo que j’avais faits jusqu’alors, c’était principalement pour aller au lycée et pour rentrer à la maison, pas de quoi franchement s’inquiéter du confort de l’arrière-train !), puis surtout la sensation de liberté et de légèreté qu’un vélo peut procurer !

 

Le hic, c’est qu’une fois rentrée à Paris, ce fut difficile de me mettre au vélo, même si cela me tentait :

où stocker un vélo ?

Où aller sans un André qui me guide ?

Je pédalais sur mon vélib depuis chez moi jusqu’au travail, mais hélas, ça s’arrêtait là !

 

Alors coté sport, je faisais ce que je savais faire : je courais. Je me contentais de footings entre midi et deux en semaine, à m’acharner pour parcourir mes 12 km en moins d’une heure, qu’il s’agisse du tapis de course quand je travaillais à Paris ou le long du Drac quand j’ai ensuite déménagé à Grenoble. Courir, courir, courir. Je ne connaissais que cela, alors je courrais. Au point qu’évidemment, je me suis blessée en sortie d’hiver après 2 ans d’un certain acharnement (soyons lucides : mesure, où étais-tu… ?).

 

 

Le diagnostique ? Aponévrosite plantaire, ou plus simplement la voûte plantaire foutue.

Le remède ? Au-delà des séances de kiné et des semelles, le plus contraignant fut évidemment de ne plus pouvoir poser le pied par terre pour ce qui dépassait des distances domestiques (comprendre maison-voiture).

La haine ? Etre privée de mes trails et des randonnées d’été tant attendues tout l’hiver dans les massifs qui surplombent Grenoble.

La révélation ? Le vélo ! Puisque je n’ai plus le droit de courir, alors pourquoi ne pas aller gravir ces montagnes à vélo ? Oui, c’était difficile, bien plus que la course à pied. En montée, on n’a aucun répit, on souffle, on peste, on transpire. En descente, si on a autant de technique que moi, on a peur, on se crispe, on serre les dents (et les fesses) dans les virages. En bref, si je n’avais pas été privée de course à pied, je ne sais sincèrement pas si j’aurais insisté à vélo. Mais quand on s’y tient un minimum, qu’on progresse un peu, on réalise ce qu’on a parcouru, ce qu’on a vu… Quel bonheur ! Le calme et le bien-être procurés sont aussi, à mon avis, inégalables. L’aperçu que j’avais eu à Washington a été confirmé : oui, j’aime le vélo !

 

André m’avait un jour dit : « A pied, tu as une bonne marge de progression, mais j’ai l’impression que tu as encore plus de prédispositions à vélo ». Il devait être sacrément visionnaire en à peine 2 sorties ! Prédispositions, je ne sais pas, mais 3 ans plus tard, alors que je m’y suis mise par la force des choses, que j’ai accepté de souffrir un peu, je suis soudainement devenue assez crédible, ou du moins pas trop boulet sur des parcours à dénivelé important.


Quand on y pense après coup, ma blessure au pied fut donc un sacré mal pour un super bien !

Adrinaline à vélo du début à maintenant Giant Liv
Toujours très stylée sur mes vélos de (1990) 2011 à 2016. Crédit photo 2016 (à droite) : TrimaxMagazine-FBoukla

Mes débuts en natation

Croyez-moi, je n’ai pas gardé le meilleur pour la fin, loin de là !

Pour être tout à fait honnête, même si j’ai toujours aimé nager, on ne peut franchement pas parler de prédispositions. J’ose mettre ma tête sous l’eau, je m’y sens bien et je ne me noie pas, il faut déjà savoir s’en contenter !

 

J’ai toujours eu une carte de 10 entrées pour la piscine du coin dans mon sac et je ne me suis jamais sentie ridicule aux cotés des autres nageurs pépères de ma ligne, qu’il s’agisse de la nocturne du mardi ou du pré-brunch du dimanche à Rochechouart à Paris avec Antoine, de la pause déjeuner à flottibulle à Echirolles avec Julien, ou du samedi après-midi au vert-bois avec ma mère, à compter mes longueurs et à travailler ma table de 40 pour convertir en kilomètres.

Non, il ne faut pas déconner, je ne nageais pas en bassin de 50 !

Mais ça, c’était avant de faire mon premier entrainement un certain lundi soir à la piscine du carrousel, à Dijon : j’ai réalisé que mon allure habituelle ne rivalisait même pas avec l’échauffement des triathlètes de ma ligne.

 

 

J’ai découvert le principe des « éducs » : rendre le crawl encore plus difficile pour aider à boire la tasse plus régulièrement et rendre un 25m interminable.

Pas besoin de confesser que j’étais une débutante, je l’ai prouvé spontanément en demandant s’il y avait un ordre entre le dos, la brasse, le papillon et le crawl, quand Eric nous fit partir pour des séries de 4 nages…

Je pense que cette séance restera gravée dans ma mémoire ! Depuis, certes, je progresse, mais la technique comme les secondes sont toujours difficiles à gagner.

 

A la différence de la course à pied et du vélo, je n’ai pas encore eu de véritable révélation en natation : même si je m’entraine depuis près de 4 ans, même si j’aime toujours autant me déplacer en milieu aquatique profond standardisé (vive la réforme !), même si j’ai maintenant 10 maillots de bain et 4 paires de lunettes et que je relève un peu moins de la clé à mollette qu’avant, mes débuts en natation, j’y suis encore !


Adrinaline en natation de ses débuts à maintenant
La natation... un plaisir de 2013 à nos jours. Crédit photo 2016 (à droite) : Andréa P.


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Commentaires: 2
  • #1

    Antoine (lundi, 07 novembre 2016 14:33)

    Content de voir que j'ai participé à te faire aimer la natation ... ou plutôt les brunchs!

  • #2

    andre (mardi, 08 novembre 2016 14:05)

    Wouah. ..j'en ai presque les larmes aux yeux.
    J'ai encore en souvenir ce footing que nous avons fait ensemble sous la pluie, j'en souris d'y repenser.
    Bravo en tout cas pour ta persévérance .
    Et sans rien vouloir, en quoique ce soit sous estimer tes performances , il est vrai que quand on n'a pas de tête, il faut avoir des jambes :-)