Après l'effort, ...

Je ne vais pas le nier, au-delà du sport au collège (et de ma ô combien immense carrière de patineuse artistique), si je me suis mise au sport pendant mes études, c’est d’abord parce que je suis une fille, que je suis gourmande, et que je ne voulais pas grossir.

Le truc, c’est que quand tu es étudiante, tu vas aux soirées du jeudi soir et du week-end où tu as accès à un open bar de rhum-orange ou de vodka-pomme moyennant 2€, tu organises un goûter crêpes après chaque séance de foot l’hiver avec ton équipe, et à chaque anniversaire, c’est goûter / gâteau / soirée / repas. Et quand on est 350 dans la promo, y en a pas mal, des anniversaires. Alors tu as beau courir une petite heure le samedi matin et aller au fitness le mardi après-midi, tu ne peux pas dire que ça compense vraiment !

Pour cette période-là, on dira qu’il y a un temps pour tout et que le rhum et la junk-food ont pris légèrement dessus.

 

Hormis ces 2, 3 ans qui remontent finalement à … euh… 10 ans (soupir), on peut admettre que le sport bien-être est assez efficace et s’auto suffit. Dans mon cas, le sport pour la forme a duré 5, 6 ans environ. Puis petit à petit, je me suis mise à vraiment aimer courir et à répéter la chose 3 à 4 fois dans la semaine.

Progressivement, les 3 à 4 footings ont fait un peu de place à la natation et au vélo et sont devenus 6 à 10 heures de sport hebdomadaire plus les éventuelles compétitions le week-end.

 

Jusqu’à maintenant et malgré ce volume d’activité, j’ai adopté la technique de l’autruche associée à la loi du moindre effort en considérant qu’une alimentation spécifique, ça avait l’air parfaitement dispensable et surtout très contraignant. J’ai toujours assez bien esquivé la grande question de l’alimentation du sportif en mangeant un peu de tout mais sans attention particulière (oui, j’ai une carte de fidélité chez French Burger). Et je dois dire que je ne me sens pas trop mal. 

Adrinaline alimentation le sport bien-être ou courir pour manger
Quelques libertés... Pas eu besoin d'aller les chercher loin dans mon téléphone !

Cependant, les frites et les burgers, c’est sympa, et le chocolat et la glace à la noix de pécan caramélisée aussi, mais c’est évident que ça n’aide pas forcément à reconstituer les muscles ou à régénérer les réserves en glycogène après une séance de fractionné.

 

Si je pousse la réflexion (qui est déjà drôlement intense à l’instant où j’écris) encore un peu plus loin, je me dis que les crampes qui m’attaquent la nuit dans les orteils et un peu n’importe où quand je cours ou je nage sont peut-être à relier à mon alimentation dépravée.

 

Si je suis un peu observatrice (et je le suis grâce à des années de pratique de Mickey Détective), je peux aussi constater qu’autour de moi, on parle fréquemment des boissons d’effort et de récupération, des sels minéraux, des aliments acides à éviter ou basiques à privilégier, des gels anti-oxydants ou du lactosérum, etc. J’entends une multitude d’informations sans vraiment savoir qu’en penser.

 

Enfin, il faut dire une chose : j’en ai marre de me blesser ! Quand ce n’est pas le tendon rotulien, c’est la voûte plantaire, et à chaque fois c’est arrêt obligatoire pour des semaines et des semaines.

 

C’est donc la révolution chez moi aujourd’hui et pour enfin bien faire les choses, j’ai décidé de consulter un nutritionniste du sport (Jean Joyeux) et de m’intéresser un minimum à ce que je mets dans mon assiette.

Smoothie poire betterave 🍐🍹Credit recette : lisou👌🏼 !

Une photo publiée par Adrinaline (@adri.naline) le

Ma première consultation a eu lieu la semaine dernière et sans parler de bouleversement brutal, j’ai déjà quelques pistes d’améliorations accessibles ou de changements envisageables.

 

Dans l’absolu, l’alimentation du sportif doit lui apporter de quoi compenser tout ce qu’il épuise en énergie, tout ce qu’il abîme en muscles, tout ce dont il a besoin pour se reconstituer : le réconfort après (et avant) l’effort, en somme ; il s’agit en l’occurrence des oméga-3 qu’il faut fournir en quantité et en qualité car ayant de multiples rôles biologiques : pour faire court, ils apportent de la fluidité aux membranes des cellules, au sang, favorisant ainsi l’oxygénation des tissus. Ils interviennent aussi dans la régulation de l’immunité, de l’inflammation et de la réparation des tissus, entre autre après l’effort. Etre carencé en oméga 3, c’est risquer d’avoir la peau sèche, et de rallonger les temps de récupération après les séances dures ou les compétitions.


Les améliorations :

  • Intégrer plus d’huile (colza et olive) dans mes menus et passer à des bouteilles en verre (pas d’interaction entre le verre et l’huile contrairement au plastique) et à des huiles de préférence bio et extraites par pression à froid.
  • Manger des œufs de la filière bleu-blanc-cœur qui garantit que les animaux ont été nourris à base de graines riches en oméga 3 (lin, colza…). La seule interrogation que j’ai, c’est si, en plus de bien manger, les poules ont aussi l’occasion de toucher le sol et de voir le jour, dans la charte Bleu-Blanc-Cœur. Je vais me renseigner car ça me chagrine de quitter mes œufs habituels de poule « plein air ».
  • Manger plus de noix, noisettes, amandes, graines de lin, etc.

 

Les changements envisageables :

  • Préférer les yaourts au lait de brebis (trois fois plus riche en acide linolénique précurseur d’oméga 3 que dans le lait de vache) ; moi qui déteste les fromages qui sentent la biquette, j’ai eu un haut le cœur en m’imaginant manger autre chose qu’un fromage blanc standard. Pourtant, j’ai pris mon courage à deux mains, j’ai goûté, et j’ai trouvé ça très bon quoiqu’un peu écœurant (sans doute très crémeux).
  • Manger un fruit à chaque repas : à condition de les préparer un peu (coupés en morceaux dans un yaourt par exemple), cela me semble relever du domaine du possible
  • Manger un œuf à la coque si possible au petit déjeuner ; cela me parait contraignant à préparer chaque matin (mais j’essayerai) mais envisageable le week-end par exemple.

 


Il faut avouer qu’à première vue, rien ne semble bien sorcier ; il s’agit simplement de nouvelles habitudes à prendre et tant qu’on ne me prive pas de mon chocolat noir pistaches caramélisées, je veux bien essayer ! Le réconfort après l’effort, ce n’est pas seulement les calories frites enrobées de mayonnaise, c’est aussi la qualité du carburant qu’on utilise pour recharger la machine.

 

 

Vu que c’est tout nouveau pour moi, je pense être en mesure de vous décrire de manière objective les changements que cela implique : organisation, coût (non, la bouteille en verre d’huile de colza bio pressée à froid n’est pas au même prix que la bouteille d’entrée de gamme en plastique), et surtout conséquences sur l’organisme !

Je publierai donc au fur et à mesure les changements que je fais et que je constate éventuellement.

 

 



Écrire commentaire

Commentaires: 1
  • #1

    Anne (mardi, 21 février 2017)

    J'aimerais de nouvelles recettes pour mes dips du dimanche, please