Mont-Blanc Man 2016 : le projet, la planif, la prépa

« Un peu de folie, parfois, ça ne fait pas de mal ». Voilà la réponse de Laurent mon kiné qui m’a fait oser l’envisager fin juillet.

 

« Pour le long si vous n'êtes pas entraînée pour cette distance, je vous le déconseille, connaissant bien le parcours vélo, il est très dur ».

Et ça, c’est la réponse du responsable communication du Mont Blanc Triathlon à mon mail de demande d’inscription gagnée lors du triathlon de Dijon. Autant dire que celle-ci m’a fait douter.

 

Un partout, balle au centre. Sauf que cette année, j’ai fêté mes trente ans. Et cette année, j’ai envie d’un défi. C’est donc ce que je réponds à l’organisation.

Adrinaline Lac de Passy Sallanches Mont Blanc Triathlon 2016
Lac de Passy, une vue plus que supportable pour un triathlon !

Le 12 août, encore en vacances en Islande, je finis par recevoir ce mail qui m’a subitement élevé le rythme cardiaque ;

« Inscription triathlon international du Mont-Blanc – Triathlon L (1.9 /90 /20 km) - Vous venez de vous inscrire à une manifestation sur Le-Sportif.com et nous vous en remercions ».

Oups… !

Dans une semaine, c’est la course, faisons donc le bilan de mon entrainement de ces derniers temps :

Je n’ai pas roulé depuis plus de 3 semaines : en plus d’avoir mal aux jambes, je vais donc avoir de nouveau mal au cul. Ça promet.

Depuis fin mars, j’ai couru les 4 championnats de D2 et le sprint de Dijon, ce qui représente 5 x 5 = 25 km de course à pied au compteur : le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est vraiment très conséquent pour une préparation de 20 km.

 

Paradoxalement, j’ai finalement plus nagé comparativement au vélo et à la CAP, ce qui me fait penser que pour la toute première fois, c’est la natation qui m’inquiète le moins sur un triathlon ! 

Prenons les choses en main pour la seule et unique semaine avant la course : 

Lundi après-midi, je commence par repérer environ deux tiers du parcours vélo, soit une soixantaine de km, et je parviens à me discipliner (scipliner) : j’enchaîne donc sur 6 km de course à pied en transition. Cela me confirme aussi bien ce qu’on m’avait écrit : oui, il est franchement très dur, ce parcours, et ce que je craignais : aïe, mon arrière-train s’est attendri ces dernières semaines.

 

Adrinaline triathlon sortie vélo puis transition course à pied
Miss Francilienne après une portion de repérage (60km)

Mardi, on varie les plaisirs et je pars à la découverte des parcours VTT dans le coin de Combloux / Demi Quartier / Megève pour promener Jolly Jumper. Ce n’est pas l’objet de ce post mais je déconseille plus que vivement les parcours 33 et 44 qui ont transformé la sortie VTT en randonnée pédestre aux côtés de ma monture ; les endorphines ne se sont pas bousculées au portillon, c’est le moins qu’on puisse dire… ça en fera plus pour Dimanche ! 

 

Adrinaline sommet du plateau d'Assy, triathlon du mont Blanc
Dernier sommet du parcours

Mercredi, c’est natation. Je me prépare une séance plus longue que d’habitude (soit dit en passant mon premier 4000 m depuis 4 mois), mais soft et sans intensité : en effet, je sais pertinemment que si j’essaye de la vitesse aujourd’hui, je serais déçue des temps et par conséquent inquiète pour dimanche. Alors j’évite, et c’est pour le mieux.

 

Jeudi, il pleut. Cependant, c’est le dernier jour où je peux encore insister un peu avant la récup’ d’avant course. De plus, si je veux voir Vincent Luis sur le live des JO, je n’ai pas le choix, il faut que j’aille repérer le reste du parcours maintenant. Alors go ! Miss Francilienne me confirme que la pluie ne lui fait pas peur, qu’elle sait freiner même si c’est humide, c’est toujours bon à prendre, parce que moi pas trop. (si vous n'avez pas suivi qui était Miss Francilienne, c'est ici). Histoire de ne pas oublier mes bonnes résolutions, me voilà dans la foulée de ces 60 km humides à enchaîner à pied, mais sur 7,5 km cette fois-ci. Dommage, cette transition me fait perdre complètement confiance en moi, j’en arrive à devoir m’arrêter aux alentours du 5ème km sans vraiment aucune raison, à part le besoin de souffler. Ah, me dis-je, non seulement le vélo va être exigeant, mais la course à pied risque d’être péniblement longue. Tu parles d’un point fort … !


Vendredi, je dois me reposer. Il fait vraiment magnifique, alors j’optimise la planification et une fois les ongles aux couleurs et aux motifs de dimanche, je travaille le bronzage en alternant le transat dans le jardin et la serviette autour du lac de Passy, sans oublier de me désaltérer au Sprite mojito ré-gu-liè-re-ment.

Le repos, c’est fait. La manucure aussi.

Le stress ? Il arrive, je le sens, grâce à l’étape de récupération du dossard sur les coups de 18 heures. Je jette un coup d’œil aux parcours et découvre la surprise du chef sur la course à pied : au 8ème km, il y a une bosse de 150m de dénivelé. Cerise sur le gâteau ? J’entends un autre participant dire du tracé qu’il est monotone. Ah ouais ? Donc si je résume, le vélo « est très dur » et la CAP « monotone » : ça y est, stress, arrête de te planquer, c’est bon, je te vois.

Adrinaline tuto nail art mont blanc triathlon et dégradé
Les mains assorties au vélo
Adrinaline tuto Nail art mont blanc triathlon
Customised nail art !

 

Avant de rentrer, je passe par le parc à vélo repérer mon emplacement et constate avec plaisir (ou serait-ce plutôt un soulagement superstitieux ?) que je suis placée au même endroit que l’an dernier lors du CD et que l’année précédente sur le Sprint.

 

Samedi, c’est la journée du Sprint et du Courte Distance sous un déluge glacial qui donnerait envie de rester sous la couette et de se mettre à jour sur les dernières séries télé. Mais non, il n’en est pas question : j’enfile donc mon costume de groupie et vais encourager Bob pour son premier Sprint individuel. C’est un investissement assez intéressant pour moi puisque cela ne me prend que 2 heures de mon temps alors que lui, demain, il en passera à priori au moins 6 à cramer sous le soleil pour moi !

 

 

Une dernière petite sortie pour la route avant demain ? Allez, je pars faire tourner les jambes et avaler quelques gravillons une heure sous la pluie et sur le parcours le plus plat possible compte-tenu de la région, c’est-à-dire un aller-retour à Notre Dame de la Gorge, aux Contamines. 

 

Au terme de ces 30 km, je n’ai pas eu de sensation, mes jambes ont été lourdes du début à la fin et mon cœur m’a donné l’impression d’être à fond tout le temps : pas de doute, la course a bien lieu demain !

 

Il me reste à préparer Miss Francilienne en l’équipant de sa nouvelle roue avant (pas de chance, l’arrière n’est pas prête à temps), de sa plaque dossard, de ravitaillement, d’un kit anti-crevaisons, et de bidons de boisson d’effort. C’est en comptant combien de gels je dois scotcher au cadre que je prends vraiment conscience de ce qui m’attend demain : mon premier triathlon Longue Distance !



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