J'ai croisé le yéti ! (Et j'ai rechargé mon stock en vitamine D !)



Tout a commencé au mois d’octobre dernier quand Céline et Vincent ont lancé l’idée : Et si on faisait la Yéti race à la Plagne en décembre ? Personnellement, je n’en avais jamais entendu parler et il fallut me décrire la chose pour que j’en sache plus : « C’est un peu comme un Mud day mais tu cours dans la neige au lieu de la boue et les obstacles sont du tir à la carabine et du sciage de bûche par exemple ».

Bon, je n’étais pas forcément plus inspirée mais l’idée d’un week-end entre amis, à la montagne et dans la neige ne me déplaisait pas non plus.

 

Nous nous inscrivîmes donc à cette course, format « Big » (autrement dit 20 km, 9 obstacles et 1000m de dénivelé positif) via l’UCPA qui nous proposait une formule intégrant également le logement, les repas et le forfait de ski pour le dimanche. Dans l’absolu, on pourrait s’en moquer, mais croyez moi, ça a son importance pour la suite. 

Adrinaline yéti race la plagne UCPA ski
Le parcours, le dénivelé et les obstacles - Yéti Race la Plagne

Vendredi 9, 21 heures, nous arrivons à la Plagne et nous retrouvons tous les 6 : Céline, Vincent, Bob, Philippe, Steph et moi. Tels de grands athlètes, nous ne négligeons pas notre alimentation et partons donc à la pizzeria commencer le repas par des assiettes de nachos dégoulinantes de cheddar fondu et de crème fraîche, le poursuivre par des pizzas diététiques du type 5 fromages ou chèvre-miel et, pour les plus courageux (ce qui équivaut à la possession d’un chromosome Y), le terminer par un dessert, du « génép’ » (c’est comme ça qu’il dit, le serveur super « hype ») ainsi qu’un limoncello. Minuit, nos dents du fond baignent poétiquement et littéralement. Nous nous répartissons dans 2 chambres de 4 et tentons de digérer tout ça.

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Dylan le yéti et nous 6 avant le départ !

Samedi matin, après être passés par la case petit-déjeuner qui aurait sans doute du être évitée, nous retrouvons le départ de la course pour un départ dans la 3ème vague, à 9h15. La météo est parfaite, le soleil est de la partie, on se croirait au printemps ! Le temps de se faire prendre en photo aux cotés de Dylan le Yéti et 9h15 arrive, le départ est donné !


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L'épreuve du tir à l'arc

Les 3 binômes trouvent rapidement leur rythme et enchaînent les kilomètres et les obstacles : tir à la carabine couché et debout, portage de poids divers, tir à l’arc, escalade de murs, sciage d’une bûche, parcours du combattant, etc. ! Le yéti ne manque pas d’inspiration et malgré le dénivelé qui pique les mollets et le sol qui varie, qui glisse (parfois), s’affaisse (souvent), tort les chevilles, mouille les pieds, les kilomètres défilent finalement assez vite !

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L'épreuve des pneus

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Extrait de la vidéo de l'orga ! Ça galope ça galope !

L’ambiance est vraiment bon enfant, les gens se laissent doubler lorsqu’ils voient qu’on arrive derrière eux, ce qui est franchement très rare et mérite donc d’être souligné.

 

 

Le balisage est très bien fait, indiquant même à la bombe fluo les nombreuses et immenses plaques de verglas qui jalonnent le parcours, le ravitaillement est généreux. En bref, le cardio monte très haut mais la course est un vrai plaisir. 


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C’est à l’arrivée que ça se corse : déjà physiquement, elle n’est pas matérialisée par une arche : c’est un membre de l’organisation qui nous coupe dans notre élan (et on en a, de l’élan : la fin du parcours se fait en descente et comme au loin, on voit l’arche du départ qu’on pense faire office d'arrivée, on a même accéléré pour la rejoindre !) et nous arrête en nous tendant nos médailles : « c’est fini ! », nous dit-il. « Ah ? Où ça ? » « Ici ». On se retourne et on constate un tapis détecteur de puce au sol. Soit. Alors on arrête nos chronos : on a mis 2h10. L’adrénaline retombe d’un coup, comme un soufflé. L’arrivée est un peu décevante, pas franchement à la hauteur du reste du parcours. Pas grave ! On se rattrape sur le vin chaud bien chargé en épices du ravitaillement en attendant les amis ! 


Bob et Philippe arrivent puis Céline et Vincent. Nous allons regarder les résultats et voyons que pour le moment, Les Balboas (Steph et moi) sommes seconde équipe mixte ! Trop bien, ce sera notre premier podium à 2 !

En attendant la « cérémonie » qui nous tient à cœur de manière symbolique, on profite du soleil, on se raconte nos courses et nos galères respectives, on rigole, on goûte à la bière de la brasserie des cimes (miam), on constate que le soleil et la course nous ont fait un bien fou ! On rigolera moins demain avec les courbatures !

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Céline et Vincent (et la relou)

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Le podium de consolation ! Snif !

Après la déception de l’arrivée trop discrète, l’organisation en remet une couche au moment du podium : celui-ci n’est composé que des binômes ayant couru dans la première vague de départ. On n’est pas appelés, alors qu’on a le second meilleur temps chez les mixtes. Nous nous empressons d’aller avertir le speaker qui nous répond « je suis prestataire, je dois enchaîner, voyez ça avec l’organisation ». Adieu notre podium, adieu la photo des Balboas sur la seconde marche, les jolis bonnets et le pass semaine à la Plagne ! Snif. 

 

Bon, on est entre amis, il fait beau, on ne va pas se laisser pas abattre pour autant. On se rattrape cette fois-ci sur les 3 saucissons, les 4 litres de bière pour l’apéro puis sur la raclette au dîner. C’est quand même dingue comme les calories, ça aide toujours à se sentir mieux ! Faudrait creuser ça !


La journée n’est pas terminée pour moi en matière d’émotions ! Pendant la nuit, je sens Stéphane me rejoindre dans mon lit 90 cm : Tiens, je pense, ça ne lui ressemble pas : lui, quand il dort, il dort. J’ouvre les yeux : il a beau faire tout noir (ta g***) (référence cinématographique), je trouve que le gabarit est assez éloigné de celui de Steph.

« C’est qui ? » je demande, un peu surprise ;

«Ben c’est Cyril ! ».

« Ah, je crois que tu te trompes de lit », je lui réponds.

 Alors il se relève, bredouille.

Quand il ouvre la porte de la chambre pour sortir, j’ai l’occasion de voir qu’il est nu comme un ver et il a beau être 3 heures du matin, je l’imagine se balader à poil dans les couloirs à la recherche de la bonne chambre et je pars dans un fou rire avec les autres membres de la chambre qui ont pu apprécier la scène aux premières loges ! 

Dimanche matin, la météo est toujours aussi agréable. C’est donc parti pour une belle journée de ski en compagnie des amis !

Le soleil est au rendez-vous, la neige un peu moins.

Est-ce à cause des courbatures ou de mon grand âge que je n’ose pas skier comme avant (comprendre à fond -mais évidemment maîtrisé !-, sans se soucier d’une éventuelle chute) ? Sans doute un mélange des deux, saupoudré d’une appréhension liée à un an sans skier ! Toujours est-il que la prudence ne me quitte pas de la journée.


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L'illustration de "fondre comme neige au soleil"

15h, nous rangeons skis, bâtons, casques et gants pour reprendre la route : avec une escale par le Jura pour aller chercher la progéniture/tête blonde de Céline et Vincent, ce sont encore quelques 7 heures de trajet qui nous attendent.

 

Comme l’a parfaitement conclu Vincent en tirant le frein à main à 21h30 :

« Le Yéti, il se mérite ! »


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Commentaires: 2
  • #1

    Celine (mardi, 13 décembre 2016 17:33)

    Ca s'est sur il se mérite le Yéti mais un super week-end ! Et une aventure de plus en commun c'est chouette!!
    Bisous

  • #2

    anne (mardi, 13 décembre 2016 21:23)

    Ai du mal à croire que cela passe aussi vite que dans le récit quand je regarde le plan et le dénivelé...remarquez, sur la glace on doit aller plus vite....