Je me suis vue mourir... Heureusement, je portais un casque



Dimanche soir, Bob et moi envisageons comme sortie vélo de monter au barrage d’Emosson lundi. Le livre qui nous met l’eau à la bouche nous suggère, en aller-retour depuis les Praz à Chamonix, une sortie de 60 km et de 1800 m de dénivelé.

Nous, on n’est pas des Mickey, alors on décide de partir depuis Servoz, ce qui rajoute de la longueur et de la hauteur pour atteindre une sortie d’environ 100 km et 2100 m de dénivelé.

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Les Everglades alpins. Où donc est Horacio Caine ?
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Sur les traces de Petitpied

Nous voici donc partis à l’aventure. Peu importe l’aventure, d'ailleurs, car finalement, les pourcentages abominables pour atteindre le barrage ne sont pas la question ici. Sachez simplement qu’en chemin, nous croisons des crocodiles et des dinosaures, et que nous passons par des villages contradictoires appelés aussi bien « Finhaut » que « Grassonnet ». 

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Un lac de barrage qui se mérite. Emosson, 1970m. Oui, quand même.

Sachez aussi que nous avons largement eu le temps de regretter l’absence des bornes kilométriques du côté suisse de la frontière : finalement, c’est drôlement appréciable de savoir combien il reste avant le point culminant et quelle est la pente à laquelle il faut s’attendre !

 

 

Bref : bien qu’immense, le lac de barrage est un peu décevant et pas vraiment turquoise : peut-être la faute aux nuages ? Nous entamons notre descente jusqu’à la frontière franco-suisse, franchissons une seconde fois le col des Montets, puis poursuivons notre retour en traversant Chamonix. 

 

Nous sommes l’un derrière l’autre, vent de (m****e) face oblige, et hyper concentrés sur les bouches d’égout qui ponctuent dangereusement le bas-côté de la route. Nous allons vite ? Oui, sans doute, pour des cyclistes. Mais 35 km/h, sur une route de ville, ce n’est ni un excès de vitesse, ni une fracture de 3 pattes à un canard.

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C'est quand qu'on arrive ?

Tout d’un coup, tout s’accélère brutalement : je ne saurais même plus exactement dire ce qui se passe dans les 4 secondes qui suivent. J’entends Bob crier « attention » (ou peut-être était-ce plus vulgaire ?), je vois une voiture débouler sur notre droite, j’essaie de me décaler à gauche pour l’éviter mais la roue de Bob m’en empêche et m’évite par la même occasion de me jeter sous les roues d’une voiture arrivant en face. Je freine. Ma roue arrière décolle. Et là, je ne sais plus vraiment. A en croire le cratère dans la voiture et la fissure dans mon casque, j’ai du foncer tête la première dans la portière. J’ai ensuite du ricocher sur la route, vu les ecchymoses et le trou dans ma belle tenue côté gauche.

Le corps humain est super bien fait : mes yeux et mes oreilles se sont mis en veille tout le temps de l’atterrissage, jusqu’à ce que je sois à l’arrêt (désarmement des toboggans).

Ensuite, là, j’ai vu : le bitume, ma chère Miss Francilienne sous la voiture, Bob paniqué, mes lunettes par terre. J’ai commencé à trembler et à essayer de comprendre ce qui s’était passé : la voiture quittait sa place de parking. Le conducteur n’a pas regardé dans ses rétroviseurs (vous savez, les miroirs qui sortent de la voiture comme des petites oreilles et qui permettent de regarder derrière vous sur la route ?) et s’est engagé quand nous arrivions à son niveau. A priori, ça a fait beaucoup de bruit. Ça a fait peur à tout le monde. C’est arrivé très vite (même très très très vite).

 

En gros, c’était un accident. Un carambolage voiture / cycliste, comme il y en a tant ces derniers mois. Dans mon cas, il y a eu mille fois plus de peur que de mal, et ce grâce à mon casque.

 

Non, je n’ai rien de cassé et oui, j’ai mal partout (ça fait super mal, une voiture, et encore plus mal, le bitume).

Miss Francilienne ? Je ne sais pas encore, elle va se faire ausculter prochainement.

Mon casque ? Il est foutu, mais il a plutôt bien rempli sa mission.

 

 

L’aventure avait bien commencé lundi matin. Elle se termine finalement assez bien aussi, vus les autres scenarii qui auraient pu voir le jour au moment de l’impact. 

Qui dit mieux : voir des crocodiles, des dinosaures, et sa vie défiler en une seule sortie ?  

 

Non, on n’est pas des Mickey, je l’ai déjà écrit plus haut. Mais on n’est pas immortels non plus.

 

 

Alors s’il vous plait, en attendant que les automobilistes soient plus vigilants, portez-moi ce foutu casque !



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Oui c’est les soldes, mais ce n’est pas une raison pour vous blesser !



Je ne vous apprends rien : la semaine prochaine, ce sont les soldes !

 

« Tiens, ce serait une bonne occasion de racheter des chaussures de running, les miennes ont déjà 900 km », pensez-vous sans doute.

C’est une excellente raison : passés les 800 km, il ne serait pas surprenant que vous commenciez à sentir quelques douleurs aux chevilles, genoux, hanches… lors de vos sorties.

« Mais comment je fais pour connaître les km de mes chaussures ? », me demandez-vous.

 

 

Ah… Alors soit vous êtes super régulier et vous connaissez combien de km en moyenne vous courrez chaque semaine (donc chaque mois), vous avez une bonne mémoire et vous souvenez de la date d’achat de vos chaussures. Comme vous êtes bon en maths, vous calculez et le tour est joué.

Soit, comme moi, vous êtes un coureur ultra irrégulier (blessures ou manque de volonté, au choix) et courez entre 2 (juin 2016) et 225 (décembre 2016) km par mois, ce qui rendrait un calcul moyen assez aberrant. De plus, comme moi, vous avez 2 paires de chaussures en service en même temps afin d’éviter les blessures. Alors comme moi, il ne vous reste plus qu’à geeker sur un fichier excel et à noter après chaque sortie la distance et le matériel utilisé.

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On ne se refait pas... un joli tableau croisé dynamique pour le fun (wouhou...) #lageek

Nous y voilà : le calcul est fait, vos chaussures sont usées, il faut passer à l’action.

Comment choisir le prochain modèle ?

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Elle m'a prêté ses piedset ses loubout' ; merci Clo !

L’erreur numéro Uno 

Je l’ai commise à maintes reprises : j’ai confondu le shopping et le sport, et j’ai choisi mes runnings en fonction de la couleur qui me plaisait et qui était la mieux assortie à mes vêtements...

NON !! Je dis et je répète NON !

Ne faites pas/plus ça, je vous en conjure.

C’est la première cause de blessure : les marques et les modèles sont tellement différents et spécifiques que vous ne pouvez pas vous contenter de leur look pour les choisir.

 

Vos talons aiguille vous font mal ? Tant pis, vous les porterez moins ou vous souffrirez (en même temps, vous vous attendiez à quoi, hein !).

Mais les runnings, elles, vont réussir à vous priver des mois de course à pied si vous les choisissez mal.

Une méthode simple qui fonctionne plutôt bien, c’est, dans l’hypothèse où vous êtes bien dans vos baskets (et je vous le souhaite, dans tous les sens du terme d’ailleurs), de repartir sur la même chose. Veillez tout de même à vérifier que le fabricant n’aurait pas subtilement décidé de révolutionner le modèle sans lui changer son nom. C’est sioux, c’est un peu débile, mais ça arrive.

Vous souhaitez changer de modèle mais vous avez peur de tout ce choix et de tous ces termes techniques pour qualifier les spécificités de chaque gamme (un peu comme quand vous allez chez le garagiste avec votre voiture qui pour vous n’est que l’assemblage de 4 roues et d’un volant, et que là on vous parle des biellettes de direction) ?

Voici quelques explications et passons donc à la méthode (beaucoup) moins simple !

 

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Un choix de malade. Crédit photo : Karine, Terre de Running Quetigny !

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Amorti visualisé sur le modèle Brooks Ghost

L’amorti d’une chaussure, c’est ce qui fait que les impacts au sol se font moins sentir quand vous courez. Il est souvent plus important au niveau du talon que des orteils, et peut avoir un effet plus ou moins « rebondissant ».

Il faut se méfier de cet aspect qui vous fait croire que vous allez vous envoler au prochain footing : plus c’est souple, plus cela sollicite votre voûte plantaire, laquelle, si elle n’est pas préparée, peut en faire les frais.

Personnellement, je préfère donc les amortis moins fun mais plus « denses ».

Selon les modèles, ils sont également plus ou moins conséquents puisqu’ils s’adressent à des gens plus ou moins lourds (ou costauds si vous êtes susceptible).

 

Le risque lié à un amorti important est qu’il absorbe tellement le choc au moment où le talon se pose au sol que vous n’avez plus « d’effort » à fournir sur votre foulée et vous finissez par courir spontanément en « attaque talon », ce qui n’est pas naturel, pas efficace car vous êtes moins gainé, plus « lourd » et moins tonique, et source de blessure pour vos pieds, vos genoux, vos hanches. Un combo idéal, donc !

 

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Le drop, à ne pas confondre avec l'amorti

Le drop, c’est justement l’écart (indiqué en mm) de hauteur entre les orteils et le talon.

Un drop important signifie plus de talon et peut soulager notamment les douleurs aux tendons d’Achille ou aux talons.

Le revers de la médaille, c’est qu’il va solliciter plus le genou et donc le tendon rotulien et amplifier vos éventuelles douleurs à cet endroit.

Il faut donc trouver le juste milieu entre tous ces bobos potentiels et privilégier un drop un peu plus faible si vous avez tendance à avoir mal aux genoux par exemple.

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Les chaussures top extrêmes minimalistes, les Five Fingers

La chaussure minimaliste : c’est ultra en vogue en ce moment, avec son apogée, le modèle « five fingers » (ou « barefoot », littéralement « pieds nus », ce qui est assez évocateur).

Cela correspond à une chaussure à faible drop et avec très peu voire pas d’amorti.

Son principe est de vous faire revenir vers une foulée plus « naturelle », plus dynamique, qui consiste à ne quasiment plus poser le talon au sol. Pour courir avec ces chaussures, il faut passer par une phase de transition très progressive : les mollets vont être très sollicités, de même que les tendons d’Achille, ce qui peut vous blesser.

 

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La Hoka : Un concept et une chaussure à part dont le nom va finir comme scotch ou frigidaire.

Elle offre beaucoup d’amorti (pas besoin de légende, je pense), mais reste à faible drop, puisque l'amorti est quasiment le même des orteils jusqu'au talon.

Sous ses allures de paquebot, elle est en réalité ultra légère, je vous rassure, et il parait qu'elle est en plus très dynamique.

 

C’est une excellente illustration de la multitude de combinaisons drop / amorti / minimaliste que vous pouvez trouver en termes de running aujourd’hui et me permet d’enchaîner sur la grande question qui vous vient à l’esprit maintenant :

  

« Ok, et maintenant, je choisis quoi, alors ? »

Hé bien c’est (pas franchement) facile :

 

Il faut combiner tout ce que je viens de vous dire, y associer votre utilisation ou vos habitudes de course à pied, la morphologie de votre pied (large / fin / creux / plat / éventuel orteil proéminent / etc.), votre carrure, votre type de foulée, et absolument essayer / tester / valider !

Au besoin, vous pouvez aussi demander conseil en boutique, il y a des gens qualifiés pour ça !

 

Bon... Avouez que si à tout ça, vous ajoutez en plus vos goûts esthétiques, on est franchement très mal barrés…

 

Il vous reste à reprendre le refrain des acheteuses compulsives qui, ici, est complètement justifié ;

 

if the shoe fits, buy it !

C’est 100% vrai dans ce cas, alors ne vous privez pas d’aller flâner pendant les soldes ! 

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La petite question annexe : qu'en est-il des corrections pour les coureurs supinateurs / pronateurs proposées par certaines marques ?

Bon... je n'ai pas forcément un avis très objectif sur la question. Ces corrections "standard" vous apportent éventuellement un peu plus de stabilité qu'un modèle dit "universel", mais comme chaque modèle corrige différemment, le jour où vous en changerez, il faudra de nouveau vous adapter. Par conséquent, j'aurais tendance à vous conseiller des semelles orthopédiques conçues pour vos pieds à vous et qui durent, plutôt que d'acheter des chaussures à correction 'lambda" variables. Mais ce n'est que mon avis. 

 

Et moi dans tout ça ?

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Y a pas à dire, c'est tellement plus joli quand c'est neuf... ! Dans l'ordre : Sketchers (sportwear) - Nike (sportwear personnalisées) - Pointes de cross Asics - Runnings Adidas Boston - Trail Dynafit Féline

J’ai actuellement 5 paires de course à pied et aucune n’est le doublon d’une autre (parce que je n’évoque pas mes autres baskets de sportwear qui, elles, sont magnifiques, mais qui ne dépasseront jamais le 5 km/h, les pauvres) :

  •  Mes pointes de cross… pour faire du cross / patauger dans la boue.
  • Des Brooks, modèle T7, ultra légères, très dynamiques, avec un drop de 11 mm mais peu d’amorti, que j’utilise pour des distances très courtes où j’espère aller très vite (triathlons sprint donc 5 km ou alors courses <10 km).
  • Une paire de Mizuno, modèle Sayonara, qui sont un peu trop larges pour moi mais dans lesquelles je me sens plutôt confortable, que j’utilise donc pour les footings.
  • Une paire d’Adidas, modèle Boston, plus fines, ultra confortables, avec un amorti un peu trop souple sans doute et un drop de 10 mm, qui sont assez dynamiques et que j’utilise pour mes séances de fractionné et pour les 10 km. 
  • une paire de chaussures typées « trail », marque Dynafit, modèle Féline, adaptées à un pied fin. Je n’ai pas abordé le sujet trail ici donc je ne m’étends pas mais elles sont top !

Ayant des semelles orthopédiques qui me sont adaptées, je dois limiter au maximum les corrections apportées par les chaussures. Dans ce cas, le drop de 10 mm de mes chaussures Adidas Boston est presque trop important : vu qu'elles sont en fin de vie, je pense chercher un modèle qui y ressemble mais à moindre drop.

 

 

Le mot de la fin (enfin !)

 

 

Une fois que vous aurez trouvé chaussure à votre pied, j’ai un dernier conseil à vous donner : ne basculez pas brutalement du jour au lendemain sur ce nouveau modèle.

Préférez une transition en douceur en alternant pendant quelques semaines entre vos anciennes et vos nouvelles chaussures.

 

 



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Un coureur (et le sportif !) est un être paradoxal



Admettons que vous soyez malade depuis déjà une semaine. Une crève, ça ne peut pas durer beaucoup plus, vous pensez.

 

Alors dans la mesure où vous avez déclaré forfait pour votre cross du dimanche (ce n’est après tout que le 3ème cross que vous aviez prévu de faire mais qui vous file sous le nez depuis mi-novembre), où il vous semble avoir été plutôt raisonnable coté natation (là ok, après coup, j’admets que ça se discute…), et où vous avez survécu au stage de Noël de 3 jours proposé par la Ligue de Bourgogne Franche Comté à Vittel, vous êtes convaincu que passés ces 7 jours, vous ne craignez plus rien et vous repartez donc de plus belle. 

De plus, vous êtes tellement impatient de retourner courir que vous ignorez les signaux externes tels que les cernes marbrés de violet sous les yeux, le nez qui coule en continu ou les sinus tellement à vifs qu’ils vous font mal quand vous penchez la tête en avant. 

C’est comme cela que vous partez pour un footing un peu soutenu, histoire de vous rassurer et de compenser ces trop nombreux jours de glandouille. Manque de bol, les sinus ne sont pas de cet avis et vous font très vite regretter vos 55 petites minutes de bonheur à l’air libre en vous clouant de nouveau au lit pour la fin de la journée.

Ça s’appelle un cercle vicieux.

C’est là que s’opère le premier paradoxe du sportif : au lieu de prendre son mal en patience et d’attendre vraiment 3, 4 jours que cette saloperie passe (désolée, mais dans la mesure où elle me colle aux bask' depuis maintenant 16 jours, j’ai le droit de la qualifier ainsi), le sportif tient péniblement une journée inoccupé puis, d’envie, de hâte, d’empressement, ressort se défouler : manque de bol, il se retrouve cloué au lit aussitôt rentré.

Retour à la case départ. + 2 jours.

Au passage, ce paradoxe est d’ailleurs exactement transposable (et largement amplifiable) si vous remplacez « malade » par « blessé ».


Réitérez ceci 3 fois, et la seconde semaine de crève / sinusite passe bien plus vite que vous ne l’auriez envisagé. Le souci, c’est qu’une fois les cadeaux de Noël déballés, la manucure hivernale faite (pour les mains comme pour les pieds), le baume du tigre bio maison confectionné (deux fois), les sablés à la cannelle prêts, décorés, et mangés, l'ordinateur pimpé avec un ananas et des colibris, les occupations commencent à se faire rares. La première torture supplémentaire, c’est d’avoir reçu des vêtements techniques de course à pied qui vous font de l’œil ainsi qu’un maillot de bain ouffissime qui porte hélas toujours son autocollant « hygiénique » 3 jours après son déballage. 

 

Ok, ok, vous êtes stoïque, très stoïque, et prenez sur vous (et retournez manger trois sablés). 

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Et ne me dîtes pas que je suis restée sans rien faire, hein...

Adrinaline triathlon sport le coureur est un être paradoxalvernis essence manucure de noel
So la classe... Oui j'avoue...

Pas de chance, vous avez la cerise sur le gâteau qui commence à vous travailler : il s’agit de votre nouvelle montre GPS Garmin 735 XT reçue à Noël et déjà réglée, évidemment, vous vous en êtes chargé dès le lendemain du réveillon. Depuis, vous la portez au poignet mais vous devez vous contenter de l’application « analyse du sommeil » (dont à vrai dire vous vous cognez). Le hic, c’est qu’à 8h45 et à 15h, cette garce se met à vibrer et ose vous provoquer en indiquant « bougez ! ». Tu as de la chance de coûter une fortune, et que j’ai de l’ambition pour nous deux, sinon tu aurais fini sous le couteau à pain, garce de montre.

 

Bon, nous sommes 14 jours plus tard et les sinus résonnent moins dans les joues et les dents lorsque vous marchez. Il est temps de ressortir pour de bon.

 


 

L’esprit de contradiction prend son envol et l'être paradoxal apparaît sous toute sa splendeur :

  • Vous avez pris un repas conséquent et n’attendez pas suffisamment longtemps avant de chausser vos baskets : vous passez la sortie à sentir (et entendre) votre ventre remuer tel un cycle essorage 800 tours/min. Autant dire que c’est loin d’être agréable et que vous vous répétez pendant les 12 km que vous êtes écœuré. Et pourtant, aussitôt rentré, douché, séché, c’est l’heure de vous mettre à table, et il ne faut même pas vous prier. Mémoire vive du coureur ? Le temps de la douche ?
Adrinaline triathlon sport le coureur est un être paradoxal qui mange

  • Partout en France, on parle d’alertes pollution au point que l’autoroute blanche a mis en place une circulation alternée pour les poids lourds. En effet, depuis votre lieu de vacances, 500 mètres (d’altitude) plus haut, vous voyez effectivement ce nuage gris sale flotter dans la vallée depuis que vous êtres arrivé, une crève et une sinusite plus tôt. Vous avez une séance à faire en privilégiant si possible un parcours plat : Ni une, ni deux, vous voilà parti courir sur la piste cyclable le long de cette fameuse autoroute. Le coureur se met à manger bio, sain, mais en contrepartie, il nourrit ses poumons de particules fines. Logique du coureur ? euh ?
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La vallée "juste" un peu polluée...

  • Il fait très froid, humide, le sol est glissant voire verglacé par endroits, et il fait à priori plutôt sombre ? Pas grave, on a de super fringues contre le vent, de chouettes sous-couches contre le froid, un buff et des gants tout doux, et une frontale high-tech avec une autonomie de malade. Alors on se couvre, et on y va. On essaye de se convaincre qu’on est bien mais très honnêtement, on a soit beaucoup trop chaud et on finit par ôter toutes ces épaisseurs et par devoir les porter à la main au bout d’à peine 10 minutes, soit on n’arrive en fait jamais à se réchauffer et on court crispé du début à la fin, pour terminer par perdre un doigt et 3 orteils, à regretter (très) amèrement la saison des poumpoum shorts et du simple débardeur. Mais on fond, si c’est si inconfortable et pénible de courir l’hiver, alors pourquoi on n’attend pas simplement le printemps pour s’y remettre ? Le coureur est libre, mais il n’a pas l’air d’en être bien conscient.
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Nan mais y a pas photo... on est tellement mieux en poumpoum short ... Vivement le printemps !

Des paradoxes, vous dîtes ? Oui ! et encore, j'en oublie ! Et je répondrai comme à chaque fois que je ne sais pas quoi répondre : oui, je suis paradoxale, mais je ne fais de mal à personne ! 

 

Et maintenant, vu qu'on est une date spéciale, il me reste à  vous et nous souhaiter encore plein de paradoxes pour cette nouvelles année 2017 ! 


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Un petit footing en musique, ça vous dit ?



Ma musique… ? Pour moi, il n'a jamais été envisageable, si je cours seule, de partir sans elle. J’aime courir, mais alors courir en musique, j’adore !

 

A une époque encore pas si lointaine, quand je partais pour mon aller-retour dominical le long de l’Isère, je me fixais de soutenir légèrement mon allure dès qu’un refrain démarrait et de m’y tenir jusqu’au couplet suivant : cela me permettait de rompre avec la monotonie d’un footing.

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Oui, la musique me fait sourire !

Maintenant que je « fractionne » pour de vrai, je me passe de mon Ipod sur les séances pour mieux me concentrer sur mes allures, mais dès que je pars pour une heure d’endurance, je suis toujours fidèle à ma playlist « CAP » dont je vais vous citer quelques titres.

  

Petit bémol cependant, qu’une chose soit claire : sans avoir beaucoup de grands principes, j’en ai un dont je ne m’éloigne pas, c’est celui de ne jamais prendre le départ d’une course avec de la musique : je trouve que cela nous coupe du public, des efforts des bénévoles, de l’ambiance, des autres coureurs. Indépendamment du chrono ou du niveau, je dois avouer que je trouve cela triste de voir des coureurs / traileurs avec des écouteurs enfoncés dans les oreilles sur une ligne de départ. C’est sûr que ce n’est pas comme ça que vous allez entendre les marmottes siffler, vous dirait mon ami Germain ! 


Et maintenant voici la playlist !

Côté chanson française :

  • La Grande Sophie : Du courage (je vous la recommande pour démarrer le footing s’il pleut, même si elle aussi dans sa chanson, elle le cherche, le courage)
  • Mickey 3D : Johnny Rep (attendez simplement les applaudissements sur la fin de la chanson : vous allez forcément sourire et/ou accélérer !)
  • Mauss : Je recherche (je pourrais passer le footing entier à la passer en boucle)
  • Zazie : Je suis un homme (bon d'accord, j’écoute Mauss puis Zazie et ensuite je reviens à Mauss en boucle !) 
  • Ridan : Ulysse - Objectif Terre (là je me revoie au semi marathon de NYC... nostalgie !)
  • Cali : 1000 cœurs debout (live) - La fin du Monde pour Dans 10 Minutes (live)
  • Les Cowboys Fringants : Plus rien – La Reine – Rue des Souvenirs (nostalgie pure de mes footings en Angleterre, Go Leicester!)
  • Da silva : Tout va pour le Mieux
  • Renaud : Miss Maggie
  • Rose : Ciao Bella

 

Et du côté anglophone :

  • America : Horse with no name (pour votre culture générale ça ne parle pas d’un canasson sans prénom, mais d’héroïne. Cela étant dit, ça ne change rien à la chanson, qui est parfaite)
  • Hard Fi : Tonight
  • Elvis Perkins : While you were sleeping (nostalgie pure de mes débuts à pied à Washington)
  • Tunng : Bullet
  • Survivor : Eye of the tiger (sooo cliché oui je sais… mais 1/quand on s’appelle Adrienne, pas le choix et 2/elle booste tellement qu’on n’y échappe pas !)
  • Coming soon : Big Boy
  • Brisa Roche : Whistle (n'essayez pas de siffler comme elle, c'est trop dur en courant) (oui, j'avoue, j'ai essayé...)
  • Pascal Picard : Gate 22
  • White town : Your Woman
  • Local Natives : Airplanes
  • Sia (& Sean Paul) : Cheap Thrills (là, c’est dangereux, je m’arrêterais presque de courir un instant pour "danser", ou plutôt gigoter !)

 


Vous trouverez la playlist sur mon compte Spotify  que je vous laisse écouter en random.

 

Le drame ? Il y a trop de chansons pour 1 heure de footing et je sais que je n’entendrai pas tout sur une seule sortie.

 

Le risque ? Evidemment, qui dit musique entraînante dit allure jamais respectée...  Vous pouvez à priori faire une croix sur votre endurance fondamentale.

 

Le scandale ? Je vous l’accorde, il semblerait que je me sois arrêtée d’écouter de la musique il y a 10 ans. Il se pourrait même que certains de ces titres ne me plaisent que par nostalgie. Mais pour courir, ces rythmes sont juste parfaits. Ecoutez-la une fois et vous verrez que vous aussi vous frétillez sur place et trépignez d’envie d’aller courir !

 

La promesse ? Quand je vous parlerai de ma playlist vélo, vous verrez que c’est un poil plus moderne (juste un poil).



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Et cette année, vous faîtes quoi pour le réveillon ?



Adrinaline triathlon sport fêter le nouvel an réveillon ski de randonnée

Alerte, alerte !

Nous sommes déjà mi-novembre et cela signifie que le réveillon du nouvel an est très proche. Que faire cette année ?

Attendre les invitations sans y répondre vraiment et se décider au dernier moment pour privilégier le meilleur des 8 plans proposés ? Non, non, non, pas cette année !

 

Cet hiver, j’ai une idée à vous suggérer qui se décline en deux options possibles en fonction de la météo, de la neige, de l’endroit où vous vous trouvez et du matériel dont vous disposez.

 

Dans les deux cas, comme on parle de fêter la nouvelle année, il vous faudra déjà trouver des amis qui ont le même délire que vous (pour nous c’est facile, il y a toujours Bob en élément central, puis son frère jumeau Thibaut en renfort voire Alexia en fonction de l’option choisie). Autrement, tout seul, niveau festif, c’est plutôt moyen.

Adrinaline ski de randonnée triathlon sport réveillon
Non, ça ne fait pas envie du tout

Option n°1 (je suis consciente qu’elle est assez restrictive)

 

Vous êtes à la montagne, vous êtes l’heureux propriétaire de skis de randonnée (les peaux de phoques, l’ARVA, la pelle, la sonde, etc.), d’une frontale, d’une bouteille de champagne et de flûtes en plastique, et il y a de la neige au large.


  • Midi : vous mettez la bouteille de champagne au frais et la frontale à charger (je ne veux même pas entendre parler de frontale à piles).
  • Vous passez l’après-midi à préparer un festin pour le soir (ce qui doit impliquer à priori du foie gras, du saumon fumé, du moelleux au chocolat et j’en passe).
  • La nuit commence à tomber ? Parfait ! Vous pouvez dresser la table et disposer de jolies bougies un peu partout.
  • 20h : C’est parti ! Vous prenez votre matériel (skis, bâtons, peaux de phoque, affaires chaudes), la bouteille de champagne, les flûtes en plastique, la canne à selfie, la frontale, et vous rejoignez le domaine skiable pour une sortie by night.

La première année, notre idée était de vraiment partir en hors-piste. Cependant, dans la mesure où le sens de l’orientation n’est plus vraiment le même une fois la nuit tombée, où l’on avait un festin qui nous attendait, et surtout où l’on avait l’intention de voir à quoi l’année suivante ressemblerait, nous avons finalement opté pour une montée plus safe sur les pistes.

Adrinaline triathlon sport fêter le nouvel an en ski de rando

L’idée est de monter au moins une petite heure afin d’avoir une descente de plus 3 minutes au retour. Quand vous arrivez au sommet, vous n’avez plus qu’à vous alléger en servant le champagne. N’oubliez pas de prendre des photos, c’est bien la seule trace que vous conserverez de votre périple (Et je ne dis pas ça pour que vous laissiez le cadavre de bouteille dans la nature) !

 

Il ne vous reste plus qu’à ôter les peaux de phoque, bien fixer votre frontale et redescendre : entre la nuit et le champagne, je vous garantis les sensations ! 

Adrinaline nouvel an réveillon triathlon
On n'a pas tous la même régulation thermique
Adrinaline nouvel an réveillon triathlon
C'est l'heure de trinquer !

Option n°2 (là c’est tout de suite plus accessible, arrêtez de bouder)

Adrinaline réveillon triathlon sport frontale et vin chaud
Où est la neige ?

 

Pas un flocon n’est tombé depuis des semaines.

Vous possédez des chaussures de course à pied (ou encore mieux : des trails), un thermos, une frontale, de l’anis étoilé et une bouteille de vin gagnée sur une course dont même un futur bœuf bourguignon ne voudrait pas.

  • Midi : vous repérez une boucle de 8-10 km de trail pas très loin d’où vous vous trouvez (idéalement si vous connaissez déjà le parcours, c’est mieux) et au milieu duquel se trouve un abri / un banc, et vous mettez votre frontale à charger (pour les propriétaires d’une frontale à pile, cf. mon intervention en option n°1, je refuse de me répéter !).

  • Vous passez l’après midi à concocter le même festin que mentionné en option n°1.
  • La nuit commence à tomber ? Parfait ! Vous pouvez dresser la table et disposer de jolies bougies un peu partout.
  • 19h30 : vous filez sur Marmiton récupérer la recette de vin chaud, vous sortez une casserole, un tire-bouchon, et vous vous y collez.
  • 19h50 si on en croit la recette (les 15 min de préparation et les 5 de cuisson) : C’est prêt ! Vous versez le vin chaud dans le thermos.
  • 20h : C’est l’heure d’enfiler le tour de cou et le bonnet, de vérifier que le thermos ne fuit pas et de partir pour le parcours prévu. Je vous aurais bien laissé prendre du champagne comme en option n°1, mais je ne garantis pas le miracle au moment du service : en fait, tout dépend de votre oscillation verticale quand vous courez (super ! On a enfin trouvé une utilité au nouveau paramètre mesuré par les GPS Garmin !).

 

Adrinaline réveillon triathlon frontale et vn chaud
Steph, Alexia nounouille, moi et Bob

Le principe est le même qu’en option n°1 mais sans la neige, sans le champagne, et sans les skis : en gros, vous êtes dans un délire sportif de nuit, vous trinquez dans un endroit incongru, et le retour légèrement alcoolisé rend la chose tout de suite assez intéressante ; je pense par exemple à Bob qui a couru toute la fin du circuit avec la frontale allumée mais également avec ses lunettes de soleil sur le nez, en se demandant pourquoi il ne voyait rien… Jusqu’à ce qu’il se vautre par terre comme un gros sac.


Adrinaline réveillon vin chaud frontale triathlon sport
Bob, tu penseras à retirer tes lunettes pour la descente ...
Adrinaline réveillon vin chaud frontale triathlon sport
Bonne année au vin chaud !

Adrinaline réveillon sportif frontale ski de randonnée trail

Vous êtes désormais rentré sain et sauf de votre virée nocturne exceptionnelle : il est aux alentours de 22h et vous méritez désormais (une douche) le festin si merveilleusement préparé.

 

Pour ce qui concerne la playlist, le dress-code et les sujets de discussion, je vous laisse choisir !

 

Alors… Conquis par ce projet ? 


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Mont-Blanc Man 2016 : le projet, la planif, la prépa

« Un peu de folie, parfois, ça ne fait pas de mal ». Voilà la réponse de Laurent mon kiné qui m’a fait oser l’envisager fin juillet.

 

« Pour le long si vous n'êtes pas entraînée pour cette distance, je vous le déconseille, connaissant bien le parcours vélo, il est très dur ».

Et ça, c’est la réponse du responsable communication du Mont Blanc Triathlon à mon mail de demande d’inscription gagnée lors du triathlon de Dijon. Autant dire que celle-ci m’a fait douter.

 

Un partout, balle au centre. Sauf que cette année, j’ai fêté mes trente ans. Et cette année, j’ai envie d’un défi. C’est donc ce que je réponds à l’organisation.

Adrinaline Lac de Passy Sallanches Mont Blanc Triathlon 2016
Lac de Passy, une vue plus que supportable pour un triathlon !

Le 12 août, encore en vacances en Islande, je finis par recevoir ce mail qui m’a subitement élevé le rythme cardiaque ;

« Inscription triathlon international du Mont-Blanc – Triathlon L (1.9 /90 /20 km) - Vous venez de vous inscrire à une manifestation sur Le-Sportif.com et nous vous en remercions ».

Oups… !

Dans une semaine, c’est la course, faisons donc le bilan de mon entrainement de ces derniers temps :

Je n’ai pas roulé depuis plus de 3 semaines : en plus d’avoir mal aux jambes, je vais donc avoir de nouveau mal au cul. Ça promet.

Depuis fin mars, j’ai couru les 4 championnats de D2 et le sprint de Dijon, ce qui représente 5 x 5 = 25 km de course à pied au compteur : le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est vraiment très conséquent pour une préparation de 20 km.

 

Paradoxalement, j’ai finalement plus nagé comparativement au vélo et à la CAP, ce qui me fait penser que pour la toute première fois, c’est la natation qui m’inquiète le moins sur un triathlon ! 

Prenons les choses en main pour la seule et unique semaine avant la course : 

Lundi après-midi, je commence par repérer environ deux tiers du parcours vélo, soit une soixantaine de km, et je parviens à me discipliner (scipliner) : j’enchaîne donc sur 6 km de course à pied en transition. Cela me confirme aussi bien ce qu’on m’avait écrit : oui, il est franchement très dur, ce parcours, et ce que je craignais : aïe, mon arrière-train s’est attendri ces dernières semaines.

 

Adrinaline triathlon sortie vélo puis transition course à pied
Miss Francilienne après une portion de repérage (60km)

Mardi, on varie les plaisirs et je pars à la découverte des parcours VTT dans le coin de Combloux / Demi Quartier / Megève pour promener Jolly Jumper. Ce n’est pas l’objet de ce post mais je déconseille plus que vivement les parcours 33 et 44 qui ont transformé la sortie VTT en randonnée pédestre aux côtés de ma monture ; les endorphines ne se sont pas bousculées au portillon, c’est le moins qu’on puisse dire… ça en fera plus pour Dimanche ! 

 

Adrinaline sommet du plateau d'Assy, triathlon du mont Blanc
Dernier sommet du parcours

Mercredi, c’est natation. Je me prépare une séance plus longue que d’habitude (soit dit en passant mon premier 4000 m depuis 4 mois), mais soft et sans intensité : en effet, je sais pertinemment que si j’essaye de la vitesse aujourd’hui, je serais déçue des temps et par conséquent inquiète pour dimanche. Alors j’évite, et c’est pour le mieux.

 

Jeudi, il pleut. Cependant, c’est le dernier jour où je peux encore insister un peu avant la récup’ d’avant course. De plus, si je veux voir Vincent Luis sur le live des JO, je n’ai pas le choix, il faut que j’aille repérer le reste du parcours maintenant. Alors go ! Miss Francilienne me confirme que la pluie ne lui fait pas peur, qu’elle sait freiner même si c’est humide, c’est toujours bon à prendre, parce que moi pas trop. (si vous n'avez pas suivi qui était Miss Francilienne, c'est ici). Histoire de ne pas oublier mes bonnes résolutions, me voilà dans la foulée de ces 60 km humides à enchaîner à pied, mais sur 7,5 km cette fois-ci. Dommage, cette transition me fait perdre complètement confiance en moi, j’en arrive à devoir m’arrêter aux alentours du 5ème km sans vraiment aucune raison, à part le besoin de souffler. Ah, me dis-je, non seulement le vélo va être exigeant, mais la course à pied risque d’être péniblement longue. Tu parles d’un point fort … !


Vendredi, je dois me reposer. Il fait vraiment magnifique, alors j’optimise la planification et une fois les ongles aux couleurs et aux motifs de dimanche, je travaille le bronzage en alternant le transat dans le jardin et la serviette autour du lac de Passy, sans oublier de me désaltérer au Sprite mojito ré-gu-liè-re-ment.

Le repos, c’est fait. La manucure aussi.

Le stress ? Il arrive, je le sens, grâce à l’étape de récupération du dossard sur les coups de 18 heures. Je jette un coup d’œil aux parcours et découvre la surprise du chef sur la course à pied : au 8ème km, il y a une bosse de 150m de dénivelé. Cerise sur le gâteau ? J’entends un autre participant dire du tracé qu’il est monotone. Ah ouais ? Donc si je résume, le vélo « est très dur » et la CAP « monotone » : ça y est, stress, arrête de te planquer, c’est bon, je te vois.

Adrinaline tuto nail art mont blanc triathlon et dégradé
Les mains assorties au vélo
Adrinaline tuto Nail art mont blanc triathlon
Customised nail art !

 

Avant de rentrer, je passe par le parc à vélo repérer mon emplacement et constate avec plaisir (ou serait-ce plutôt un soulagement superstitieux ?) que je suis placée au même endroit que l’an dernier lors du CD et que l’année précédente sur le Sprint.

 

Samedi, c’est la journée du Sprint et du Courte Distance sous un déluge glacial qui donnerait envie de rester sous la couette et de se mettre à jour sur les dernières séries télé. Mais non, il n’en est pas question : j’enfile donc mon costume de groupie et vais encourager Bob pour son premier Sprint individuel. C’est un investissement assez intéressant pour moi puisque cela ne me prend que 2 heures de mon temps alors que lui, demain, il en passera à priori au moins 6 à cramer sous le soleil pour moi !

 

 

Une dernière petite sortie pour la route avant demain ? Allez, je pars faire tourner les jambes et avaler quelques gravillons une heure sous la pluie et sur le parcours le plus plat possible compte-tenu de la région, c’est-à-dire un aller-retour à Notre Dame de la Gorge, aux Contamines. 

 

Au terme de ces 30 km, je n’ai pas eu de sensation, mes jambes ont été lourdes du début à la fin et mon cœur m’a donné l’impression d’être à fond tout le temps : pas de doute, la course a bien lieu demain !

 

Il me reste à préparer Miss Francilienne en l’équipant de sa nouvelle roue avant (pas de chance, l’arrière n’est pas prête à temps), de sa plaque dossard, de ravitaillement, d’un kit anti-crevaisons, et de bidons de boisson d’effort. C’est en comptant combien de gels je dois scotcher au cadre que je prends vraiment conscience de ce qui m’attend demain : mon premier triathlon Longue Distance !



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Comment je me suis mise au sport !

Mes débuts en course à pied

J’ai commencé par courir un peu comme le fait tout le monde : une petite heure chaque semaine, histoire de m’entretenir. Si je ratais le créneau hebdomadaire du footing et que je laissais passer plus d’une semaine, il m’était alors encore plus dur de recommencer, ayant l’impression de repartir de zéro.

 

En 2007, j’avais donc 21 ans (Oh my f%*$#g God ! Ce n’était donc pas il y a 2 ans ?), j’eus la chance de pouvoir faire un stage de 6 mois à Washington dans le cadre de mes études et là, j’ai rencontré André, collègue à l’ambassade, mon mentor en course à pied. Nous avons commencé par des footings ensemble le midi puis, regrettant de constater que je parlais toujours trop à cette allure, il me fit découvrir les fractionnés, prétextant que si l’on s’inscrivait au semi-marathon de New York fin juillet, cela me serait plus qu’utile. Il en fut ainsi ! 

Je suivis son programme à la lettre (aux échauffements près, n’ayant jamais été très disciplinée sur les allures « soft ». Cela reste encore un truc à gérer aujourd’hui, d’ailleurs), découvrant les joies de languir le temps de récupération, du travail de côtes, de cracher mes poumons, de sentir mes jambes tout l’après-midi, des sorties longues, etc. ! Le point culminant de ce stage fut ma participation au semi-marathon de New-York ! Je ne saurais même plus dire le temps que j’ai réalisé (quelque chose autour des 1h45 je pense) mais là n’est pas vraiment la question à ce stade de ma pseudo carrière sportive : je peux en revanche dire que mon goût pour la course à pied a démarré à cet instant précis ! Du début à la fin du parcours, c’est du plaisir que j’ai pris et c’est avec le sourire que j’ai couru, même dans les moments de fatigue. Il me suffit de repenser à cette course pour me sentir bien !


course à pied adrinaline début et maintenant terre de running
Ma course à pied entre 2008 et 2016. Crédit photo 2016 (à droite) : ArnooO!

Mes débuts à vélo, un mal pour un bien

Pendant ce même stage à Washington, j’eus la chance de sortir à deux reprises à vélo avec André (du VTC sur chemin blanc / piste cyclable) qui voulait me faire découvrir plus de paysage et me faire parcourir un peu plus de distance que ce que nos jambes pouvaient nous permettre en courant. Ce fut l’occasion pour moi de découvrir tout d’abord la surprise de devoir être à poil dans son cuissard pour éviter les frottements (ne me jugez pas, s’il vous plait : pour cause, les seuls trajets de vélo que j’avais faits jusqu’alors, c’était principalement pour aller au lycée et pour rentrer à la maison, pas de quoi franchement s’inquiéter du confort de l’arrière-train !), puis surtout la sensation de liberté et de légèreté qu’un vélo peut procurer !

 

Le hic, c’est qu’une fois rentrée à Paris, ce fut difficile de me mettre au vélo, même si cela me tentait :

où stocker un vélo ?

Où aller sans un André qui me guide ?

Je pédalais sur mon vélib depuis chez moi jusqu’au travail, mais hélas, ça s’arrêtait là !

 

Alors coté sport, je faisais ce que je savais faire : je courais. Je me contentais de footings entre midi et deux en semaine, à m’acharner pour parcourir mes 12 km en moins d’une heure, qu’il s’agisse du tapis de course quand je travaillais à Paris ou le long du Drac quand j’ai ensuite déménagé à Grenoble. Courir, courir, courir. Je ne connaissais que cela, alors je courrais. Au point qu’évidemment, je me suis blessée en sortie d’hiver après 2 ans d’un certain acharnement (soyons lucides : mesure, où étais-tu… ?).

 

 

Le diagnostique ? Aponévrosite plantaire, ou plus simplement la voûte plantaire foutue.

Le remède ? Au-delà des séances de kiné et des semelles, le plus contraignant fut évidemment de ne plus pouvoir poser le pied par terre pour ce qui dépassait des distances domestiques (comprendre maison-voiture).

La haine ? Etre privée de mes trails et des randonnées d’été tant attendues tout l’hiver dans les massifs qui surplombent Grenoble.

La révélation ? Le vélo ! Puisque je n’ai plus le droit de courir, alors pourquoi ne pas aller gravir ces montagnes à vélo ? Oui, c’était difficile, bien plus que la course à pied. En montée, on n’a aucun répit, on souffle, on peste, on transpire. En descente, si on a autant de technique que moi, on a peur, on se crispe, on serre les dents (et les fesses) dans les virages. En bref, si je n’avais pas été privée de course à pied, je ne sais sincèrement pas si j’aurais insisté à vélo. Mais quand on s’y tient un minimum, qu’on progresse un peu, on réalise ce qu’on a parcouru, ce qu’on a vu… Quel bonheur ! Le calme et le bien-être procurés sont aussi, à mon avis, inégalables. L’aperçu que j’avais eu à Washington a été confirmé : oui, j’aime le vélo !

 

André m’avait un jour dit : « A pied, tu as une bonne marge de progression, mais j’ai l’impression que tu as encore plus de prédispositions à vélo ». Il devait être sacrément visionnaire en à peine 2 sorties ! Prédispositions, je ne sais pas, mais 3 ans plus tard, alors que je m’y suis mise par la force des choses, que j’ai accepté de souffrir un peu, je suis soudainement devenue assez crédible, ou du moins pas trop boulet sur des parcours à dénivelé important.


Quand on y pense après coup, ma blessure au pied fut donc un sacré mal pour un super bien !

Adrinaline à vélo du début à maintenant Giant Liv
Toujours très stylée sur mes vélos de (1990) 2011 à 2016. Crédit photo 2016 (à droite) : TrimaxMagazine-FBoukla

Mes débuts en natation

Croyez-moi, je n’ai pas gardé le meilleur pour la fin, loin de là !

Pour être tout à fait honnête, même si j’ai toujours aimé nager, on ne peut franchement pas parler de prédispositions. J’ose mettre ma tête sous l’eau, je m’y sens bien et je ne me noie pas, il faut déjà savoir s’en contenter !

 

J’ai toujours eu une carte de 10 entrées pour la piscine du coin dans mon sac et je ne me suis jamais sentie ridicule aux cotés des autres nageurs pépères de ma ligne, qu’il s’agisse de la nocturne du mardi ou du pré-brunch du dimanche à Rochechouart à Paris avec Antoine, de la pause déjeuner à flottibulle à Echirolles avec Julien, ou du samedi après-midi au vert-bois avec ma mère, à compter mes longueurs et à travailler ma table de 40 pour convertir en kilomètres.

Non, il ne faut pas déconner, je ne nageais pas en bassin de 50 !

Mais ça, c’était avant de faire mon premier entrainement un certain lundi soir à la piscine du carrousel, à Dijon : j’ai réalisé que mon allure habituelle ne rivalisait même pas avec l’échauffement des triathlètes de ma ligne.

 

 

J’ai découvert le principe des « éducs » : rendre le crawl encore plus difficile pour aider à boire la tasse plus régulièrement et rendre un 25m interminable.

Pas besoin de confesser que j’étais une débutante, je l’ai prouvé spontanément en demandant s’il y avait un ordre entre le dos, la brasse, le papillon et le crawl, quand Eric nous fit partir pour des séries de 4 nages…

Je pense que cette séance restera gravée dans ma mémoire ! Depuis, certes, je progresse, mais la technique comme les secondes sont toujours difficiles à gagner.

 

A la différence de la course à pied et du vélo, je n’ai pas encore eu de véritable révélation en natation : même si je m’entraine depuis près de 4 ans, même si j’aime toujours autant me déplacer en milieu aquatique profond standardisé (vive la réforme !), même si j’ai maintenant 10 maillots de bain et 4 paires de lunettes et que je relève un peu moins de la clé à mollette qu’avant, mes débuts en natation, j’y suis encore !


Adrinaline en natation de ses débuts à maintenant
La natation... un plaisir de 2013 à nos jours. Crédit photo 2016 (à droite) : Andréa P.


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